The Ledger Review

Modernisation des infrastructures de transport américaines : tendances financières et de gouvernance 2025–2026

Analyse du rapport « Transportation trends 2025–2026 » de Deloitte Insights, explorant les implications financières, comptables et de gouvernance de la modernisation des infrastructures américaines. La couverture comprend le financement par partenariat public-privé (P3), les priorités budgétaires fédérales et la planification du capital à long terme.

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Modernisation des infrastructures de transport américaines : tendances financières et de gouvernance 2025–2026

Moderniser les infrastructures de transport des États-Unis : tendances financières et de gouvernance 2025–2026

Résumé exécutifLes infrastructures de transport de surface et l'aviation américaines vieillissent, et de nombreuses installations reçoivent des notes peu favorables de la part de l'American Society of Civil Engineers. Les conséquences économiques du report d'entretien, des cybermenaces et des conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus importantes pour le bilan du secteur public. Cet article, qui s'appuie sur les conclusions de *Transportation trends 2025–2026* de Deloitte Insights, examine les implications en matière de financement, de comptabilité et de gouvernance de la modernisation des infrastructures de transport. Il souligne l'importance de diversifier les sources de revenus, de tirer parti des partenariats public-privé et d'intégrer des contrôles financiers dans les projets axés sur la technologie. Pour les directeurs financiers et les responsables financiers du secteur public, le rapport met en évidence la nécessité d'une planification du capital à long terme, d'une divulgation transparente des passifs d'infrastructure et d'une gestion solide des risques.Pendant plus d’un siècle, le réseau de transport américain a servi d’épine dorsale au commerce et à la connectivité. Pourtant, aujourd’hui, ce réseau est sous pression. Le rapport de Deloitte Insights note que le retard d’entretien, la vulnérabilité croissante en matière de cybersécurité, les technologies obsolètes et les perturbations liées au climat dégradent un système vieillissant de routes, de ponts, de voies ferrées, de pistes d’atterrissage et de lignes de transport en commun. Le rapport 2025 de l’ASCE sur l’état des infrastructures a attribué à de nombreux actifs nationaux des notes allant de « passable » à « médiocre », soulignant des problèmes de sécurité et de fiabilité qui ont des implications budgétaires directes pour les gouvernements fédéral, des États et locaux.

Contexte financier : le coût du sous-investissementLa qualité des infrastructures est une question de performance financière autant que technique. Le mauvais état des routes augmente les coûts d'exploitation des véhicules, les fermetures de ponts perturbent les chaînes d'approvisionnement, et les retards aéroportuaires accroissent les dépenses logistiques. D'un point de vue comptable, l'entretien différé crée un passif qui n'est pas toujours comptabilisé dans les états financiers. Les organismes du secteur public qui appliquent la comptabilité d'exercice devront prendre en compte les obligations croissantes liées au maintien des immobilisations. Le rapport de Deloitte souligne que les récentes injections de capitaux fédérales et étatiques ont ralenti le déclin, mais insiste sur le fait qu'un investissement stratégique soutenu est nécessaire pour assurer le déplacement des personnes et des marchandises au siècle prochain.

Analyse principale : diversification du financement et partenariats public-privéAlors que les subventions fédérales sont mises à rude épreuve, les États et les organisations de planification métropolitaine expérimentent de nouveaux mécanismes de financement. Les stratégies de « capture de valeur » émergent comme un moyen d'aligner les investissements en infrastructures sur la plus-value des terrains adjacents. Bien que ces méthodes ne soient pas nouvelles, leur application élargie signale une évolution vers des finances publiques plus entrepreneuriales.Les partenariats public-privé (P3) gagnent également du terrain. Le rapport cite les voies express à péage dynamique de la Virginie, ouvertes en 2012, comme un modèle réussi. Plus récemment, le Tennessee et la Géorgie ont structuré des projets de P3 qui prévoient des versements initiaux importants aux États, tandis que les concessionnaires récupèrent leurs coûts grâce aux péages. Pour les trésoriers d’État et les directeurs des budgets, ces structures offrent un moyen d’accélérer la construction tout en transférant certains risques liés aux performances et au trafic aux partenaires privés. Elles obligent néanmoins les gouvernements à des contrats à long terme qui exigent une modélisation financière minutieuse, un suivi de la dette et un audit des performances.

Propositions de financement fédéral et agilité réglementaireAu niveau fédéral, le Département des Transports des États-Unis (DOT) tente de moderniser les infrastructures de mobilité en s’attaquant à la sécurité, aux déficits de financement et à la supervision réglementaire. Le DOT a demandé 22 milliards de dollars pour la Federal Aviation Administration, y compris le recrutement de jusqu’à 2 000 nouveaux contrôleurs aériens. En outre, le DOT a mis 982 millions de dollars à la disposition des gouvernements locaux pour des projets de sécurité routière. Ces dépenses, si elles sont adoptées, nécessiteront des contrôles internes solides pour garantir que les fonds soient utilisés de manière efficace et transparente.

Le budget 2026 du DOT comprend également 9 millions de dollars pour l’Interagency Infrastructure Permitting Integration Center afin de rationaliser les examens réglementaires. D’un point de vue de gouvernance, cela signale un effort fédéral pour réduire les délais d’approbation, ce qui peut diminuer les dépassements de coûts et accélérer la livraison des projets. Néanmoins, les analystes budgétaires devraient prendre en compte les coûts en capital humain associés à une autorisation plus rapide et la nécessité d’une coordination interagences.## Impact sur les entreprises et le marché : implications pour les entrepreneurs et les financiers

Pour les sociétés d’ingénierie, de construction et de finance, les perspectives de dépenses en transport sont importantes. L’afflux de capitaux fédéraux, combiné aux P3 au niveau des États, stimulera la demande pour les contrats de conception-construction, les logiciels de gestion d’actifs et la dette d’infrastructure. Les banques, les fonds d’infrastructure et les autorités émettrices devront évaluer la solvabilité à long terme des projets à péage et à paiement de disponibilité. De plus, l’utilisation croissante de l’IA et des véhicules autonomes ajoute de nouvelles dimensions à l’évaluation des risques. Les assureurs et les auditeurs auront à comprendre les cadres de responsabilité liés aux technologies de mobilité émergentes.Les acteurs du marché des obligations municipales devraient suivre la manière dont les autorités de transport divulguent l’état des infrastructures, les coûts d’entretien prévus et l’incertitude liée aux crédits fédéraux ou étatiques. La transparence dans ces domaines améliorera la confiance des investisseurs et favorisera des notations de crédit plus précises.

Perspectives en matière de gouvernance : Établir un cadre pour une gestion à long terme

Le rapport de Deloitte implique la nécessité d’une gouvernance plus sophistiquée au sein des agences de transport. La supervision au niveau du conseil d’administration, en particulier dans les arrangements de partenariats public-privé (P3), doit inclure des mécanismes permettant d’évaluer l’exposition budgétaire à long terme et les déclencheurs de renégociation. En outre, la cybersécurité est devenue un risque financier. Une perturbation d’un système de perception des péages peut entraîner une perte de revenus et une exposition à la responsabilité. Par conséquent, les agences devraient intégrer le risque cyber dans la gestion des risques d’entreprise.Les professionnels de la comptabilité doivent s’attendre à un examen plus approfondi des conventions de concession de services, en particulier la manière dont celles-ci sont comptabilisées dans les cadres GASB ou IFRS. Lorsque les organismes concédants contrôlent le service, les actifs d’infrastructure et la tarification, le traitement comptable peut affecter les ratios d’endettement et les états financiers. Des politiques et des formations actualisées seront nécessaires pour assurer la cohérence et la comparabilité entre les juridictions.

Perspectives d’avenir : la technologie et la finance résiliente à l’horizon 2035

Au cours de la prochaine décennie, les agences de transport devraient accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle pour la gestion du trafic, la maintenance prédictive et l’analyse de projets. Ces technologies promettent des gains d’efficacité susceptibles de réduire les coûts du cycle de vie. Cependant, elles nécessitent également des investissements initiaux importants dans l’informatique et la gouvernance des données. Les directeurs financiers doivent évaluer le retour sur investissement des systèmes d’actifs numériques et veiller à ce que les dépenses en cybersécurité soient alignées sur les risques.Les méga-événements à venir—notamment la Coupe du Monde de la FIFA 2026, le 250e anniversaire des États-Unis et les Jeux olympiques de Los Angeles 2028—mettront davantage à rude épreuve le réseau. Ces événements représentent également une opportunité stratégique pour les agences de démontrer la viabilité d’infrastructures modernisées et de modèles de financement innovants. La résilience à long terme dépendra du maintien d’un portefeuille de projets financés par les redevances d’utilisation, le financement par incrément fiscal et le capital privé. Parallèlement, le soutien fédéral peut demeurer cyclique, ce qui rend un financement diversifié essentiel à la stabilité financière.

Principaux points à retenir- L’entretien différé constitue un risque budgétaire important. Les agences devraient reconnaître et divulguer plus complètement les passifs liés aux infrastructures.

  • La diversification du financement est essentielle. La capture de valeur et les partenariats public-privé (P3) peuvent compléter les subventions fédérales limitées, mais nécessitent une modélisation financière rigoureuse et une supervision adéquate.
  • Les investissements fédéraux en matière de sécurité nécessitent des cadres de contrôle solides. Le financement important proposé pour la FAA et la sécurité routière doit être accompagné de mécanismes de transparence et de responsabilisation.
  • La cybersécurité est désormais un risque financier. Les exploitants d’infrastructures doivent intégrer les menaces cybernétiques dans la gestion des risques d’entreprise et la planification des assurances.
  • Les normes comptables vont évoluer. Les accords de concession de services et la présentation des actifs d’infrastructure exigeront une gouvernance renforcée et une expertise technique.
  • La technologie peut réduire les coûts du cycle de vie. L’IA et l’analyse prédictive offrent des économies à long terme, mais les dépenses d’investissement initiales doivent être soigneusement évaluées.Deloitte Insights. « Tendances des transports 2025–2026 : Moderniser les infrastructures de transport de l’Amérique. » https://www.deloitte.com/us/en/insights/industry/government-public-sector-services/transportation-trends.html